mardi 27 février 2018

LA POÉSIE ...



                                                                      Huile sur toile de        Claude Avias



LA POÉSIE



























                                          Il faut le dire, puisque je le pense : La poésie n’est pas dans un paysage, si merveilleux qu’il puisse paraitre … Elle n’est pas, non plus dans une scène de vie, aussi surprenante qu’elle puisse paraitre …


La Poésie est création. Pour faire naître la Poésie, il faut au moins un personnage : Le Poète !

Le poète est celui qui, grâce à ses sens, grâce à ce qu’il est et à ce qu’il a été, grâce à la finesse de ses perceptions, sera atteint par une émotion si forte qu’il ne pourra que  la transmettre.

Ensuite, il lui faut avoir connaissance des techniques convenables pour transmettre ses émotions par l’écrit, s’il choisit ce mode de transmission … Mais il peut tout aussi bien choisir la musique , la peinture …





Le musicien est le très proche parent du poète et il est fréquent qu’ils se joignent pour s’exprimer ensemble : Le compositeur est un Poète !

De nos jours, la musique se vend bien, mais la Poésie … !
Allez donc proposer vos poèmes à un éditeur !

C’est pourquoi j’ai écrit, autrefois, que la Poésie est morte … Morte et remplacée … Par la Musique !

La Poésie, au fil des inventions des créateurs, a tout essayé : Certains Poètes sont devenus incompréhensibles, oubliant que le Poème est destiné à être lu et récité par d’autres que celui qui l’a créé … Borborygmes … !
Notre époque s’est vouée à la musique … Plus précisément, elle s’est vouée au rythme … Les concerts sont devenus des moments d’expression corporelle  collective … Où pourrait bien se loger la Poésie là-dedans ?






À moins d’appeler Poésie ces séquences de « fitness » tant fréquentées … Certes, le corps y trouve son compte … Mais l’esprit ? La Pensée !

La Pensée ? - De quoi nous parlez-vous là ?

        Surtout, Ne pas penser !







vendredi 23 février 2018

LA POÉSIE ...







 LA POÉSIE















                   J’étais sur une plage de l’île d’Oléron … Océan  calme, les vagues le gonflant à peine …. Comme une respiration d’un être endormi profondément.

       Longue, longue plage blonde, blonde … Le soleil brillait dans un ciel tout bleu … Une petite brise soufflait, comme une caresse. À perte de vue, il n’y avait personne sur la plage.

       Personne non plus sur la dune … Les oyats eux-aussi étaient parcourus de longues vagues, au rythme du souffle de vent …

       Je m’allongeai, le dos soutenu par l’échine de la dune. Dans le lointain une forteresse flottait sur l’océan et, derrière, apparaissait une île voisine.

       Rien d’autre … Rien … Si ce n’est un goéland qui tournait au-dessus de ma tête, lentement, sans bouger les ailes …


       C’est ça … La Poésie ?

mercredi 21 février 2018

LA POÉSIE

                     
                                 
                               LA POÉSIE




   J’errais dans les allées du marché de Poto-        Poto …

Poto-Poto, c’est une banlieue de Brazzaville, au Congo …

-      « Vas-y …. Tu verras, c’est plein de poésie ! »

Poésie ! … C’est vrai, Le marché de Poto-Poto est plein de poésie :

Foule des femmes et leurs boubous colorés, étrangeté des étalages, langages inconnus …


Un marchand propose … Quoi ? – Une douzaine de petits singes écorchés : Viande de brousse !


Une déesse passe, altière et souveraine … Dans son dos elle porte un enfant, enveloppé dans un tissu rouge. Elle a le pas léger … Pourtant, sur la tête, elle porte un tubercule d’igname, long d’un bon mètre cinquante et d’un diamètre de vingt centimètres au moins !




Étal sur les tréteaux … On vend des macaronis – Présentés par petits paquets de cinq !

Dans des bassines émaillées grouillent des chenilles … Oui, des chenilles, noires et velues ! Les chenilles, quand il y en a, on les mange !... On mange bien des crevettes et, en d’autres pays, on mange bien des sauterelles !

Le sol est poudreux … L’air a des odeurs fortement épicées  

C’est ça, la poésie ?


Un Poste de radio, quelque-part, répand un air de rock …   

             

samedi 10 février 2018

lundi 5 février 2018

L'HÔPITAL ....




L'hôpital 


Tout fout le camp ! ...

  Que s'est- il passé ? - Je me souviens du moment où ma vie ne tenait qu'à un fil ... J'étais dans un bar-restaurant et Sophie a eu juste le temps de demander une chaise pour que je ne m'écroule pas. Il faut que je rende hommage au patron pour son amabilité.

  Ensuite, je me souviens d'un taxi qui m'a ramené chez moi. Je me souviens d'une ambulance qui m'a conduit aux urgences de l'hôpital de Cannes. Je me souviens de mon transfert vers l'hôpital Pasteur, de Nice ... Puis ... Puis je ne me souviens plus de rien  !
Il paraît que je suis resté là pendant un mois, entre la vie et la mort ... 

    Au cours d'une consultation au service d'urologie de Nice, un bon mois s'étant écoulé, deux jeunes médecins, passant dans le couloir, m'apprirent fortuitement que j'avais eu une " Gangrène de Fournier". 
  Bien sûr, je m'enquiers aussitôt de ce que peut bien être une "Gangrène de Fournier" ...  Et j'apprends qu'il s'agit d'une maladie devenue très rare ... Et qui vous laisse très rarement vivant !
D'ailleurs le chirurgien, en consultation un mois après l'opération me dira : "Vous êtes passé très près ... Très, très prés !" - J'ai mis un certain temps pour comprendre ce qu'il avait voulu me dire !

  Au bout de ce premier mois, je suis transféré vers un hôpital de Cannes ... Chance, il est tout près de chez moi !
Autre chance : On nous a réservé, pour Sophie et moi, une chambre à deux lits...

  Je resterai là quatre mois ... Quatre longs mois ... Escadrons d'infirmières, jeunes et gaies ... 
Souffrances, évidemment, inquiétudes ...

  Mais ... Les chats !
Par la baie vitrée, on pouvait les voir se rouler ou se tenir en boule ... Comme bien y en avait-il ? ... Je dirais qu'il y en avait au moins une dizaine ... Peut-être bien  une douzaine, de toutes les couleurs, jeunes et de toute évidence constituant une portée complète : Un noir, un blanc (tacheté de roux), deux roux, un ou deux gris ... Bref,
Une douzaine de chats venant se chauffer au soleil ! ... D'où venaient-ils ? 

  Mais ce n'est pas tout ... Les chats, ils étaient par terre, au pied d'un talus, au pied de grands arbres dont je dirai qu'ils appartenaient à la famille des lauriers ...

  À la cime des lauriers bondissaient de branche en branche ... Des écureuils ! Écureuils gris, bien sûr, mais non moins agiles et non moins gracieux que leurs confrères roux.
C'était un festival d'acrobaties ! ... Un rêve ! ... Et puis, à un signal que je ne percevais pas ... Tout ce petit monde disparaissait ....  

  Les pies venaient picorer le pain que des malades hospitalisé leur jetaient, des mésanges à tête noire ... Que sais-je encore ?

 Un  eucalyptus géant se dépouillait de son écorce, en longues lanières qui s'enroulaient sur elles-mêmes ...

  Je suis revenu à la maison. On y est tout de même mieux : J'ai retrouvé mes fleurs sur les terrasses ... Les orchidées ont fleuri !

  Il y aura un avant, et un après ... Pendant que j'étais à l'hôpital, j'ai eu quatre vingt cinq ans !