mercredi 21 février 2018

                     
                                 
                               LA POÉSIE




   J’errais dans les allées du marché de Poto-        Poto …

Poto-Poto, c’est une banlieue de Brazzaville, au Congo …

-      « Vas-y …. Tu verras, c’est plein de poésie ! »

Poésie ! … C’est vrai, Le marché de Poto-Poto est plein de poésie :

Foule des femmes et leurs boubous colorés, étrangeté des étalages, langages inconnus …


Un marchand propose … Quoi ? – Une douzaine de petits singes écorchés : Viande de brousse !


Une déesse passe, altière et souveraine … Dans son dos elle porte un enfant, enveloppé dans un tissu rouge. Elle a le pas léger … Pourtant, sur la tête, elle porte un tubercule d’igname, long d’un bon mètre cinquante et d’un diamètre de vingt centimètres au moins !




Étal sur les tréteaux … On vend des macaronis – Présentés par petits paquets de cinq !

Dans des bassines émaillées grouillent des chenilles … Oui, des chenilles, noires et velues ! Les chenilles, quand il y en a, on les mange !... On mange bien des crevettes et, en d’autres pays, on mange bien des sauterelles !

Le sol est poudreux … L’air a des odeurs fortement épicées  

C’est ça, la poésie ?


Un Poste de radio, quelque-part, répand un air de rock …   

             

samedi 10 février 2018







SANS TITRE .... MAIS EN ÉTAIT-IL BESOIN ?
       



             

lundi 5 février 2018

L'HÔPITAL ....




L'hôpital 


Tout fout le camp ! ...

  Que s'est- il passé ? - Je me souviens du moment où ma vie ne tenait qu'à un fil ... J'étais dans un bar-restaurant et Sophie a eu juste le temps de demander une chaise pour que je ne m'écroule pas. Il faut que je rende hommage au patron pour son amabilité.

  Ensuite, je me souviens d'un taxi qui m'a ramené chez moi. Je me souviens d'une ambulance qui m'a conduit aux urgences de l'hôpital de Cannes. Je me souviens de mon transfert vers l'hôpital Pasteur, de Nice ... Puis ... Puis je ne me souviens plus de rien  !
Il paraît que je suis resté là pendant un mois, entre la vie et la mort ... 

    Au cours d'une consultation au service d'urologie de Nice, un bon mois s'étant écoulé, deux jeunes médecins, passant dans le couloir, m'apprirent fortuitement que j'avais eu une " Gangrène de Fournier". 
  Bien sûr, je m'enquiers aussitôt de ce que peut bien être une "Gangrène de Fournier" ...  Et j'apprends qu'il s'agit d'une maladie devenue très rare ... Et qui vous laisse très rarement vivant !
D'ailleurs le chirurgien, en consultation un mois après l'opération me dira : "Vous êtes passé très près ... Très, très prés !" - J'ai mis un certain temps pour comprendre ce qu'il avait voulu me dire !

  Au bout de ce premier mois, je suis transféré vers un hôpital de Cannes ... Chance, il est tout près de chez moi !
Autre chance : On nous a réservé, pour Sophie et moi, une chambre à deux lits...

  Je resterai là quatre mois ... Quatre longs mois ... Escadrons d'infirmières, jeunes et gaies ... 
Souffrances, évidemment, inquiétudes ...

  Mais ... Les chats !
Par la baie vitrée, on pouvait les voir se rouler ou se tenir en boule ... Comme bien y en avait-il ? ... Je dirais qu'il y en avait au moins une dizaine ... Peut-être bien  une douzaine, de toutes les couleurs, jeunes et de toute évidence constituant une portée complète : Un noir, un blanc (tacheté de roux), deux roux, un ou deux gris ... Bref,
Une douzaine de chats venant se chauffer au soleil ! ... D'où venaient-ils ? 

  Mais ce n'est pas tout ... Les chats, ils étaient par terre, au pied d'un talus, au pied de grands arbres dont je dirai qu'ils appartenaient à la famille des lauriers ...

  À la cime des lauriers bondissaient de branche en branche ... Des écureuils ! Écureuils gris, bien sûr, mais non moins agiles et non moins gracieux que leurs confrères roux.
C'était un festival d'acrobaties ! ... Un rêve ! ... Et puis, à un signal que je ne percevais pas ... Tout ce petit monde disparaissait ....  

  Les pies venaient picorer le pain que des malades hospitalisé leur jetaient, des mésanges à tête noire ... Que sais-je encore ?

 Un  eucalyptus géant se dépouillait de son écorce, en longues lanières qui s'enroulaient sur elles-mêmes ...

  Je suis revenu à la maison. On y est tout de même mieux : J'ai retrouvé mes fleurs sur les terrasses ... Les orchidées ont fleuri !

  Il y aura un avant, et un après ... Pendant que j'étais à l'hôpital, j'ai eu quatre vingt cinq ans !

  







mercredi 6 septembre 2017

VOL DE NUIT ...



                  EN COURS DE PRÉPARATION




bien l’on pense à l’art des verriers

Rosaces des cathédrales

Iris pivoines nymphéas

Rubis saphirs Chuintement des réacteurs

Continu

Dans le hublot

la soie de la nuit



*
Mais les villes



Une ville dans la nuit

Dix mille mètres

Téhéran tapis magique

Arabesques et couleurs



Ou
opales aigues-marines

oeil de tigre oeil de chat

Améthistes

Pierres de lune

Topazes par milliers

Plumage versicolore du colibri

Incroyable manteau des amants de Gustav Klimt

Jeté sur les déserts d’Ispahan



*

Dubaï posée sur l’eau phosphorescente

Torchères allumées

Dahran où clignotent les feux des navires

 Méthaniers

Longues avenues

Halos des réverbères par milliers



*
NewYork

Dans un océan d’obscurité

Traversé de fleuves de lumières

Se coupant à angles droits

Estacades sur lesquelles glissent

en permanence les phares des automobiles



*



Hambourg Amsterdam

Les flambeaux des usines

Les feux des forges toujours allumés

Et l’infime étoile qui scintille seule

Dans la nuit au beau-milieu de l’Alaska

Ou de la Patagonie.