mercredi 6 juin 2018

LA CHÂTAIGNE ....





                                          LA CHÂTAIGNE ....
                                       




                                      





La vie s’en va

La vie s’en va




Une page après l’autre vient

Chacune s’effile

Onduleuse

Se rétrécit et puis s’enfuit











Au Chemin des Amoureux

Prairie tendre et verte

Par-delà les vieux pommiers

Un clocher monte au ciel

De granit ajouré




La vie s’en va

La vie s’en va




Au long des sentiers

Les châtaigniers sèment leurs feuilles

Pour te souvenir

Emporte une châtaigne gainée de cuir

Douce et lisse










La route tourne

La route tourne et dévale

Après le moulin

Après le pont de Noblat

Après la rivière

C’est une autre vie qui va

Qui court vers la ville




Wagons de chemins de fer

Cabines d’avions long-courriers

Habitacles d’automobiles

Bruits étranges

Images floues derrière les vitres



Images

Images









Était-ce bien l’amour

La châtaigne dans ta poche

Dont le cuir se plisse un peu

C’était une ivresse

Souviens-toi de ton amour

Amour

Amour perdu

C’était bien l’Amour

Tu l’as regardé passer

À midi au bord de l’océan














Possibilité d’un amour perdu

Sans un geste

Pour une inexpiable faute




mardi 5 juin 2018

LES LENDEMAINS QUI CHANTENT




Les lendemains qui
         chantent …

 


Ce sont toujours des merveilles d’aurores

Ah ! Ne fermez pas la fenêtre !

Demain matin …

Demain matin, au bord de la plage

M’attendra un grand poisson d’or

Aux écailles d’émail





Nous partirons vers des îles lointaines

Où les brises bercent les palmes

Des montagnes nues à la peau très douce

Baignent leurs pieds dans une eau de cristal






                   






Les lendemains ont toujours des merveilles                                                                     d’aurores




J’enfourcherai mon grand destrier

Qu’on m’apporte ma lance de bronze

Demain …

Demain j’enfilerai l’annelet d’or

Suspendu sous la feuille du pommier




Oh oui !




Demain, je survolerai

Sur le dos d’un grand oiseau blanc

Des océans de coquelicots et de bluets !


Ah ! – Ne fermez pas la fenêtre !