lundi 7 mars 2016

PUNTA ARENAS TERRE DE FEU.






























PUNTA ARENAS - CHILI



Le musée salésien : C’est celui que les pages de mon guide signale comme le plus intéressant : Accumulation de portraits de missionnaires, d’objets du culte, d’oiseaux empaillés de toutes sortes , tous les oiseaux du détroit, tristes, déplumés un peu. Mais il y a le grand albatros (Ah ! L’albatros ! … « Ses ailes de géants l’empêchent de marcher » …) Il y a le condor (Ah ! Le condor !).  Mammifères assez galeux, aux fourrures poudrées d’insecticide. De curieuses choses : Dans un bocal, un veau à deux têtes et puis deux autres veaux, siamois.

-« Ici, c’est le bout du mât …)

Mannequins dérisoires, vêtus de peaux de guanacos, à la manière des Onos et des Alakalufes disparus (Complètement disparus !), pointes de flèches, arcs …

-« Ici, c’est le bout du monde ! »






Tombeau Menendez - Grosse fortune fondée sur l'élevage des moutons et la vente de la laine.






Visite au cimetière : Il y a des mausolées qui sont dignes du cénotaphe de Napoléon aux Invalides … Grandiose ! … Plus que les Alyscans …

Les enfants sont tous enterrés dans le même carré : Tombes entourées d’une rembarde, comme lits de fer forgé.


-« Tes parents te remercient, petit,  pour le bonheur que tu leur as donné pendant ton séjour sur la terre. »   … Admirable !

Beaucoup d’enfants morts très jeunes, parfois par fratries entières, enlevés en quelques semaines … Par quoi ? – Dureté de la fin du XIX eme, du début du XX eme siècle. Beaucoup de tombes avec des noms en K ou en CZ : Yougoslaves venus ici parce que la vie était trop dure ailleurs, encore plus dure qu’ici.












Monument en hommage à « L’Indien », statue de bronze à l’endroit où l’on enterra le dernier des Onos. Apparemment, « l’Indiecito » fait l’objet d’un culte fervent. Ses pieds de bronze brillent, tant ils ont été tripotés, caressés. Des ex-votos sont scellés dans le mur pour le remercier de son intervention bénéfique.
Le tombeau de Menendez : Pionnier visionnaire, philanthrope, entrepreneur … Autant de plaques de bronze  que de sociétés qu’il dirigeait … Combien ? … Je ne les ai pas comptées !


Place d’Armes : Très beaux arbres, mufliers, pavots. Monument à Magellan : Grandiose ! (adjectif déjà utilisé … Attention !). Monument offert par Menendez pour le quatre centième anniversaire de la découverte du détroit : Magellan, impérial, à la proue de son bateau … Une sirène à ses pieds et … Deux Indiens accroupis … Toucher leurs pieds porte bonheur : Le bronze y luit !

























Beaucoup de monuments au Chili, beaucoup de statues : Aux carabiniers victimes de leur devoir, au Libérateur O’Higgins, au Général Machin Chouette, aux fondateurs de la Nation … L’un de ces monuments, splendide : « À la gloire des bergers qui firent la première fortune de la Région Magellanique » : Le berger, ses chiens, ses moutons, son cheval … Il faut lire Francisco Coloane (Éditions Phoebus).










Mais les Andes ! Mais les Andes vues d’avion, sur la route de Punta Arenas, vers Puerto Montt!

Il ne semble pas que les montagnes soient aussi hautes qu’on le pensait : Vues d’en haut, elles paraissent aplaties. De temps à autre, simplement, leurs sommets dessinent à terre des étoiles blanches : On devine les reliefs. Dans la région des lacs, un peu avant Puerto Montt : volcans enneigés, cônes parfaits, dont l’un envoie de la vapeur par bouffées, qui dérive , semblable à tous les nuages … Lacs bleus, lacs verts, lacs gris … À la verticale de Torres del Paine, mer de nuages, vaste, continue, infinie. Et puis, une déchirure : lacs, glaciers, immenses glaciers gercés : Moraine centrale, moraines latérales, comme dans un livre de géographie ! Torrents qui dévalent dans les lacs, rivières issues de ceux-ci. Étendues enneigées, vierges, blanches. Terre torturée, fracturée, disloquée, effondrée.  Un chemin, un village … Où ? … Nulle part ! Ici, sous ces toits minuscules  vivent des hommes et des femmes. Ils s’aiment ou se détestent, travaillent, souffrent, espèrent, pleurent, rient … À Punta Arenas, les peuples vaquent à leurs affaires : C’est Noël que l’on prépare !






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